Mardi dernier, j'ai assisté à une réunion publique sur les futures navettes du centre de Chambéry, destinées à remplacer les anciens minibus électriques Citel. On nous a expliqué que le marché du bus électrique était tellement étroit qu'il n'y avait plus de vraie offre en France. Des minibus électriques Gruau ont bien été essayés, mais il ont été repris par le constructeur, encore sous garantie, en raison d'un taux de panne trop élevé. La collectivité s'est donc résignée à acheter des minibus fonctionnant au gazole. Ce sera le troisième génération de véhicules circulant sur la ligne en une vingtaine d'années.

Comme je l'ai expliqué lors de la réunion, il existe une technologie fiable, au point depuis 70 ans, pour faire avancer les bus à l'électricité : le trolleybus. L'investissement de départ est élevé, car il faut installer des lignes électriques aériennes. En revanche, le coût d'exploitation est faible et les véhicules durables. Ainsi, la ligne 6 des TCL, qui relie l'Hôtel de Ville à la place de la Croix-Rousse, en passant par les rues en pente, étroites et sinueuses du 1er arrondissement de Lyon, a été équipée pour une exploitation par trolleybus en 1948. Depuis bientôt 60 ans, elle en est aussi à sa troisième génération de véhicules, renouvellés en 1964 (rénovés deux fois, mais conservant le même moteur, le même chassis et la même carrosserie) et en 1999.

Si vous passez par Lyon, prenez le 6 d'un terminus à l'autre : c'est une superbe balade que vous en regretterez pas !