L'impact de l'action des riches tient à leur pouvoir d'achat. Un ménage peut décider d'installer des panneaux solaires sur le toit de sa maison, après l'avoir isolée avec des matériaux écologiques. Avec la même somme, il aurait pu choisir de se payer un gros 4x4, un tour du monde en avion ou une piscine privée. D'un côté, il participe à la reconversion écologique de l'économie, de l'autre, il creuse le gouffre écologique.

L'impact de l'action des pauvres tient à leur nombre. L'impact de plusieurs millions de personnes décidant d'augmenter de 30 minutes la durée de leur trajet quotidien en abandonnant leur voiture pour la marche, le vélo, le bus ou le train est considérable. Ca ne coûte rien ; généralement même, on gagne de l'argent. Mais il faudra renoncer à 30 minutes de télévision, d'internet, de jeu vidéo ou de sport.

Dire que l'écologie est un luxe uniquement accessible aux riches est donc faux. Ce qui n'empêche pas d'être choqué par l'augmentation des inégalités et de lutter contre. Le combat écologique ne s'oppose pas au combat social : les deux sont complémentaires.

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