Europe Ecologie

Daniel Cohn-Bendit lance l’Appel du 22 mars, qui se propose de Changer la politique pour changer de politique.

L'introduction définit assez bien l'ambition :

C’est un tournant historique. Des européennes aux régionales, l’écologie politique s’installe désormais comme un espace autonome dans le paysage politique français. Mais devant l’ampleur des défis auxquels doivent répondre nos sociétés, la consolidation est une nécessité absolue. Il faut nous inscrire dans la durée et honorer ce rendez-vous avec l’histoire sous peine de disqualifier notre critique de l’irresponsabilité de ceux qui ne font rien, à Copenhague ou ailleurs, parce qu’ils sont incapables de dépasser leur petits intérêts particuliers. Nous avons besoin d’une structure pérenne et souple à la fois, capable d’élaborer des positions collectives et de porter le projet écologiste, sans s’abîmer dans la stérilité des jeux de pouvoir ou la folle tempête des égos en compétition.

Pendant 35 ans, chaque avancée significative de l'écologie politique a été suivie de querelles et scissions. Lors de l'élection présidentielle de 2007, les écologistes sont retombés en dessous de 2%, comme en 1974, comme s'il ne s'était rien passé pendant tout ce temps. En 2009 (16% aux européennes) et en 2010 (12% aux régionales), pour la première fois depuis leur entrée en politique, les écologistes ont réussi deux bons scores lors de deux élections successives. C'est le fruit du rassemblement, sous l'étiquette Europe Ecologie.

Aujourd'hui, nous avons le choix et une terrible responsabilité : préparer l'avenir ensemble ou être persuadés d'avoir raison chacun de son côté.