Les limites de la voiture électrique sont connues : batterie lourde, coût élevé, autonomie faible, temps de rechargement long, nécessité de produire beaucoup d'électricité à partir du charbon ou du nucléaire. Plusieurs articles évoquent ces questions sous l'angle technologique. Mais un point de vue se détache du lot : Et si la voiture électrique était la voie royale pour la voiture low cost ? L'auteur, Jean-Jacques Cornaert, ancien rédacteur en chef du Moniteur Automobile, y développe la vision suivante : la voiture électrique est privée des attributs de la voiture virile : vrombissement du moteur, manipulation du levier de vitesse, compteur affichant au moins 180 km/h. Elle est plafonnée par construction aux vitesses maximales autorisées ou les dépasse à peine. Et pour conserver une autonomie suffisante, le conducteur doit avoir le pied léger. Tout cela pour le prix d'une voiture puissante à moteur thermique. Jean-Jacques Cornaert en déduit que le marché ne va pas tarder à proposer des voitures à moteur thermique légères, peu puissantes, peu rapides, économes et bon marché : 850 kg, 50 CV, 130 km/h, 0 à 100 km/h en 14 secondes, moins de 3 litres au 100 km et moins de 70 g de CO2 par km parcouru, pour deux à trois fois moins cher qu'une voiture électrique. Il ajoute que « même en embarquant que 20 litres de carburant, ce qui contribue à réduire sa masse, elle bénéficierait d'une autonomie confortable ».

Finalement, la principale qualité de la voiture électrique pourrait bien être de faire évoluer la voiture thermique dans le bons sens !